Avis·jeunesse

Tortues à l’infini de John Green

Couverture et résumé :


Aza Holmes, 16 ans, a tout pour être aimée et avoir un bel avenir, mais elle a grandi avec une pathologie psychique. Qui est-elle, où est-elle, lorsque la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles s’empare d’elle ? Vous aimerez Aza, qui raconte sa propre histoire, vous aimerez sa meilleure amie Daisy la tornade, et son peut-être amoureux Davis, fils d’un milliardaire mystérieusement disparu. Un trio improbable qui va mener l’enquête, et trouver en chemin d’autres mystères et d’autres vérités…

Éditeur : Gallimard jeunesse
Pages : 352
Grand format : 21€
Poche : 7€90
Numérique : 7€40
Sortie : 10/10/2017

 

Mon avis :

Avant toute chose, je vous précise que ce roman est une petite déception. La quatrième de couverture laissait entendre qu’il y aurait une enquête… alors j’attendais beaucoup plus.

Voici aussi les mentions au dos du roman en ma possession :

Vous l’aurez compris, visiblement, le roman n’était pas à la hauteur de ce que je pensais y trouver.

Mais… Aza est un personnage « fou » qui vit dans son propre monde, un monde où les bactéries peuvent à tout moment devenir mauvaises et la tuer. (Voilà un résumé bien grossier mais c’est vraiment ce qui possède notre héroïne du début à la fin.)

« Je suis trop occupée à écouter la cacophonie de mon appareil digestif, ai-je pensé. Bien sûr, je savais depuis longtemps que j’hébergeais une assemblée considérable d’organismes parasitaires, mais je n’appréciais guère qu’on me le rappelle. »

Pour le côté psychologique du roman, John Green maîtrise bien son sujet. Aza a des troubles qui font qu’elle ne parvient pas à dépasser ses pensées invasives. C’est un quotidien difficile. Ce personnage est une belle illustration du problème. Rien à redire là-dessus.

« Je savais à quel point j’étais répugnante. Je le savais. Désormais, j’en avais la certitude. Je n’étais pas possédée par le démon. J’étais le démon. »

Aza n’a pas la vie facile et même si on pense que Daisy est une amie géniale pour elle, il s’avère que même là, les choses ne sont pas parfaites.

Pour le côté adolescents, le comportement « girouette », les actions spontanées, c’est du bon aussi.

En revanche, venons-en à l’enquête sur la disparition de Mr Pickett qui est à la base du roman puisqu’il va permettre à Aza de revenir dans la vie de Davis Pickett. Cette enquête n’en est pas vraiment une. Si peu d’énigmes, de mystères et d’implication de la part de protagonistes… cela ne peut pas suffire pour en faire un polar. J’ai bien conscience que Le Parisien et même l’éditeur tentent d’alpaguer le lecteur en jouant sur les mots. Ici, ça ne prend pas. Et c’est très mal.

Si l’on n’attends qu’une histoire d’ados, avec de l’amitié, des premières amours, avec peu de moments d’action et beaucoup de réflexions intérieures, ça passe. Sinon, ça casse.

Si vous avez lu ce roman, laissez un com avec votre ressenti. Je suis peut-être passée à côté.

Ma note : 10/20.

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5 commentaires sur “Tortues à l’infini de John Green

    1. Je déteste tellement faire des retour de ce genre même si j’ai essayé de montrer le bon côté. Évidemment, je le déconseille si on attend quelque chose de plus thriller/polar… J’aime bien John Green, enfin ceux que j’ai pu lire, mais là… 😦

      Aimé par 2 personnes

      1. Complètement ça. J’ai eu lu de la littérature ado avec un fond de thriller ou même polar, et là, il ne se passe rien.
        Pour le reste, c’est un bon John Green mais je n’arrive pas à dépasser ma déception.

        Aimé par 1 personne

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