Avis

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

Couverture et présentation :


En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface. Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

Éditeur : Charleston
Grand format : 19€
Numérique : 9€99
Pages : 400
Sortie : Juin 2019

Mon avis :

La fin est absolument géniale, je ne vais pas nier que le dernier quart du roman prend une tournure intéressante qui mérite d’être saluée.

Mais avant d’en arriver à ce stade, il faut lire le reste. Je pense que cette navigation entre passé (journal d’Alice) et présent m’a donné le tournis. (C’est donc principalement un problème personnel avec cette conception qui joue sur mon appréciation.)

Objectivement, la qualité de plume de Marie Vareille est fluide, dynamique, touchante, poétique… et peu importe à quel point j’ai eu du mal à m’attacher à Alice.

Alice a tout ou presque de la femme ordinaire qui souhaite se fondre dans la masse. Seulement, Alice a aussi un passé envahissant, pas nécessairement triste mais parsemé d’aléas, qui fait la femme qu’elle est dans le présent. Une femme qui porte de nombreux poids en elle.

Je n’avais pas saisi l’importance des passages du Journal d’Alice. Je me demandais pourquoi ils se trouvaient là même s’il y avait une logique et une résonance pour ce qui suivait. Mon rythme de lecture manquait de régularité oscillant entre l’envie d’en savoir plus et l’envie de passer à autre chose. Cependant, j’ai ri quelques fois. Ces rires n’étaient pas négligeables. Ils m’ont permis de continuer, d’encourager Alice à sortir de cette dangereuse spirale et de croire que cette héroïne avait quelque chose à m’apprendre.

Peut-être l’a-t-elle fait, peut-être pas… et je ne regrette pas d’avoir lu ce roman.

Je déplore seulement de ne pas avoir eu plus de chaussettes orphelines mises en avant mais Marie Vareille m’a rappelé que dans chaque moment triste, il y a peut-être cette petite étincelle de vie et de joie qu’on ne doit pas oublier.

Si vous cherchez une histoire parlant de relations familiales, de deuil, de reconstruction, le tout avec espoir sans pour autant être mièvre, lisez ce livre.

Ma note : 16/20.

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