Avis

Oméga, mon amour de Jeremy Henry

Couverture et présentation :


Dans un monde où l’évolution a scindé l’humanité entre alphas, bêtas et omégas, les injustices se sont multipliées. À travers l’histoire des couples de ce roman, venez découvrir comment l’Amour lutte et s’impose.
Julian a passé les deux dernières décennies à regretter d’avoir perdu Sylvain et leur fils.
Maxime ne rêve que de trouver un bon travail, avant de se confesser à son meilleur ami Dorian.
Gabriel, qui se considère comme un handicapé de la vie et de l’amour, ne comprend pas l’intérêt que lui porte Christophe de Nivars.
Et Sofia, transidentité, tente de survivre dans un monde qui la rejette, quand le destin lui fait revoir Amaury d’Estèves.
Chacun à leur façon, ils témoignent que tout est possible.
Genres : Romance, gay, érotique, omégaverse, mpreg, humour.
Autres informations : 106 000 mots, 346 pages au format papier.

Éditeur : auto-édition
Numérique : 4€99
Papier : 14€49
Sortie : 29 juin 2019

 

Mon avis :

La présentation m’a fait peur avec tous ces personnages clés annoncés… mais je n’allais pas renoncer surtout que maintenant, je peux dire que j’ai lu toutes les histoires de Jeremy Henry qui ont été éditées.

(Bon, ok, j’imagine que ça vous fait une belle jambe.)

Si jamais vous hésitez à cause de la multitude de personnages, l’auteur a réussi à compartimenter, de sorte qu’il n’y a aucun risque de se sentir dépassé.

Oméga, mon amour se déroule dans un univers où la discrimination et les inégalités se sont renforcées, notamment par la mise en place d’un statut particulier qui détermine la valeur de l’individu : alpha, bêta ou oméga.

Les omégas sont des proies de choix et victimes gratuites de la bêtise humaine. C’est sur eux que Jeremy Henry a ciblé ce roman, mettant en valeur les qualités indéniables de certains, malgré leur présence au bas de l’échelle sociale.

Trois parties composent ce livre où l’ambiance principale sera amicale et familiale (et amoureuse évidemment). Trois parties pour délimiter les couples et permettre une fluidité de lecture agréable.

La première tourne autour de Dorian, un oméga qui va connaître des désagréments avec son inhibiteur. Les circonstances vont obliger Maxime à prendre une décision radicale plus vite que prévu. En parallèle, Julian tente de reconquérir Sylvain. Rien n’est acquis alors que des années auparavant les apparences ont été plus importantes que l’amour.

Dans la seconde partie, Gabriel va se frotter au côté têtu de Chris. Ils vont tous deux devoir accepter leur passé avant de se lancer dans une relation.

Et pour terminer, Sofia (ma préférée ici) va croiser le chemin d’Amaury, son meilleur ami d’enfance. Il y a comme un goût de rédemption dans l’attitude d’Amaury et pourtant, ce n’est pas couru d’avance : non seulement, il déconsidère les omégas mais si on y ajoute l’homosexualité, c’est le pompon pour lui.

Ce roman est d’une grande douceur, si je peux me permettre cette qualification. Ce qui arrive aux personnages est assez classique (le contexte est original) mais ce n’est pas un défaut. Cette apparente normalité cache un vrai problème de société : celui où il est tellement plus facile de mettre des gens dans des cases, de les définir par des normes sans envisager les nuances de l’individu.

La seule chose que je retiendrai, c’est la petite bulle de bonheur que l’auteur nous partage. Si ce n’est pas lisse, pas sans péripéties plus ou moins « négatives », il y a un effet réaliste et volontairement optimiste qui est apaisant.

Si j’avais un bémol à formuler, ce serait la facilité qui se dégage de la relation entre Sofia et Amaury. Ceci dit, cela ne vient pas minimiser mon intérêt pour ce roman. Je n’aurai pas été contre quelques chapitres de plus.

Vous ne trouverez pas de loups ou de métamorphes dans ce roman : ce sont bien des êtres humains qui peuplent les pages.

Pour cet apaisement que j’ai pu ressenti tout au long de ma lecture, j’ai décidé de classer cette histoire parmi mes coups de cœur. Si vous ne deviez lire qu’un seul livre de Jeremy Henry, ce serait celui-ci…

Ma note : 20/20.

Publicités

3 commentaires sur “Oméga, mon amour de Jeremy Henry

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s