Avis

Le garçon et la ville qui ne souriait plus de David Bry

Couverture et présentation :

Paris. XIXème siècle. L’Église de la Norme a parqué tous ceux qui ne sont pas conformes à la Cour des Miracles. Romain, 15 ans, est fasciné par ceux que l’on nomme les anormaux. Quand il apprend l’existence d’un complot visant à les éliminer, il décide de tout faire pour les aider.

Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable, pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour.
Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris.
Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

Une réflexion sur l’adolescence et la difficulté d’être soi
Un hymne à la liberté et à la différence
Suspens et romantisme dans un Paris inspiré de celui de Notre-Dame-de-Paris

Éditeur : Éditions Lynks
Papier : 16€90
Pages : 365
Sortie : janvier 2019

Mon avis :

Encore un historique ! Et un bon. Enfin, j’imagine beaucoup de liberté dans l’écriture de ce roman mais des libertés qui ont toujours une parfaite résonance aujourd’hui.

Imaginez que les êtres humains jugés anormaux ne puissent vivre que dans un seul lieu… imaginez cette Cour des Miracles, prenez Quasimodo et Esmeralda… et bienvenue dans la ville qui ne souriait plus.

Romain, le personnage central, n’a « physiquement » rien à faire là-bas. Son anormalité est invisible. Néanmoins, Romain est amoureux et ne peut s’empêcher de jeter un œil depuis quelques temps à une personne de la Cour des Miracles.

Romain est issu d’une bonne famille et son père est… le chef de la police. C’est de manière totalement inattendue qu’il va comprendre qu’un complot vise les anormaux afin de les éradiquer. C’est le début d’une course contre la montre pour empêcher le drame.

Et Romain n’est pas seul mais difficile de distinguer les ennemis des amis…

J’ai beaucoup aimé cette immersion dans une société dirigée d’une main de fer où tout le monde n’y a pas sa place. Il suffit d’un rien pour se faire bannir, c’est ce que j’ai ressenti. Et pourtant, au travers du regard de Romain, se profile un monde de libertés, de solidarité là où les normaux ne voient que des êtres d’une laideur incomparable ou franchement dérangés. Certaines personnes pensent que c’est la diversité qui fait le monde et d’autres, ne veulent pas de ça. La différence est terrible, elle fait peur, elle fige, elle met en colère. Et même si notre société aujourd’hui se veut « tolérante », « intégrante », si vous êtes un anormal, vous comprenez que nous sommes encore très loin d’un idéal d’acceptation des différences.

Donc c’est un joli bouquin sur le sujet, même si ça se passe en 1858. Et en prime, l’histoire concernant le complot est bien menée et donne envie de suivre Romain et ses amis. Ce n’est pas gagné, ce n’est pas sans danger. Il y a du sang qui coule aussi.

Mon seul regret est que j’aurai bien aimé que ça dure un peu plus, que ce soit plus approfondi. Pourtant, il ne manque rien pour la clarté du roman.

Sachez qu’il y a un lexique rassemblant le vocabulaire des « anormaux » à la fin du roman. Même si le sens des mots est facilement identifiable dans son contexte, se familiariser peut être intéressant.

Quelques petites illustrations viennent égayer le texte. J’ai aussi bien apprécié cela.

Ma note : 19/20.

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3 commentaires sur “Le garçon et la ville qui ne souriait plus de David Bry

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