Avis

Les Contes noirs – Frayeur populaire de Jacques Collin de Plancy

Couverture et résumé :

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Ces contes ouvrent le lecteur sur le surnaturel, Il s’agit de récits fantastiques liés à une atmosphère particulière. Le lecteur sera vite saisi par une sorte de crispation due à la rencontre de l’impossible. La peur est souvent présente, on la retrouvera chez le héros, mais aussi chez le lecteur, car l’auteur n’a pas manqué de provoquer l’angoisse chez celui qui parcourt ses écrits… A l’instar, de son Dictionnaire infernal, Les contes noirs de Collin du Plancy nous présentent «des êtres, des personnages, des faits et des choses, qui tiennent aux apparitions, à la magie, au commerce de l’enfer, aux divinations, aux sciences secrètes, aux grimoires…»

L’auteur : Jacques Collin de Plancy,
sous le pseudonyme de J. s. C. de Saint-Albin

Jacques Collin de Plancy est né à Plancy-l’Abbaye en 1794. Il est mort à Paris en 1881. Il fut l’auteur de nombreux ouvrages où l’occulte dispute à l’insolite et au fantastique. Son oeuvre la plus importante est son Dictionnaire infernal dont la première édition a été publiée en 1818 et dans lequel il a rassemblé toutes les connaissances de l’époque concernant les superstitions et le fantastique. Libre penseur anticlérical, il s’est converti au catholicisme à la fin de sa vie.

Éditeur : CPE Éditions
Pages : 160
Grand format : 18€
Sortie : 19/10/2012 (de cette édition)

Mon avis :

Après des jours et des jours à tenter de lire (depuis le 1er mars) ce recueil, je peux enfin vous en parler.

Que je vous explique ce qui m’a posé problème : déjà, c’étaient les vacances, ça signifie moins de temps à consacrer à la lecture. Deuxième chose, si j’étais enchantée de découvrir des contes, je pensais avoir quelque chose qui tenait plus de « légendes urbaines ». Et il y a un peu de ça. Ensuite, bien que le texte soit parfaitement lisible, il tient bien de son époque. La fluidité n’est pas tout à fait la même que dans nos textes contemporain. Je n’ai clairement plus l’habitude.

Il y a exactement trente-trois textes à découvrir et parmi eux, des anecdotes que l’auteur a retranscrit telles qu’on les lui a conté. Dans la préface, il explique avoir choisi de mettre un texte très sombre suivi d’un autre à l’ambiance plus douce. Enfin, ça c’est variable selon votre approche. Pour ma part, je n’ai rien trouvé qui sortait de l’ordinaire même dans le caractère terrifiant. Entendez par là, rien que je n’ai déjà lu ou vu.

Je vous propose trois extraits courts :

  • Il se traîna jusqu’à la maison de Claude, car son corps affaibli par plusieurs jours d’un jeûne rigoureux avait à peine conservé un reste de forces. Sa démarche fut aussi infructueuse que celle de la veille. « Eh bien ! monstre ! cria-t-il à son frère, ton père va mourir ; je sens que je ne tarderai pas à le suivre, et nos âmes indignées viendront te reprocher ton crime. »

    La Biche au grenier

  • Elle avait donné pour le moment toutes ses affections à un jeune bachelier en droit, qui s’acquittait merveilleusement bien des fonctions conjugales et promettait infiniment pour l’avenir, si le Diable ne s’en mêlait ; lorsqu’elle alluma dans le cœur d’un moine, qui la vit par hasard, un amour qui mit complètement en l’air le pauvre sire. L’amour, dans un moine, ne se combat pas aussi facilement que dans un autre homme ; la solitude et le désœuvrement soufflent le feu, et l’incendie ne peut bientôt plus s’éteindre que par celle qui l’a allumé.

    Le Cavalier sans tête (nouvelle)

  • Tous les trois opinèrent gravement que c’était l’âme de la défunte, qui venait demander des prières, et qu’il fallait la tirer du purgatoire au plus vite, parce que, si elle se voyait négligée, elle ne tarderait pas à venir tirer les pieds de son mari, avec ses mains froides et décharnées, comme on en avait vu tant d’exemples.

    Le Revenant (anecdote)

J’aurai pu vous parler des textes un à un mais ils font en moyenne seulement trois-quatre pages. Ce serait vain.

Vous trouverez une forte présence du Diable, des péchés liés à la religion, des leçons de morale (qui ne profitent qu’aux victimes), des fantômes, des monstres et même des loups garous.

Pour éviter de se sentir submergé, je conseille la lecture d’un conte par jour mais ça, c’est au goût de chacun.

J’ai bien apprécié mon immersion dans ce recueil, certains contes étaient crédibles pour peu que vous croyez au surnaturel et à la magie ou aux hallucinations collectives. D’autres semblaient si gros que vous discréditeriez à la seconde le récit. Mais si le thème vous intéresse, que vous aimez les contes, je vous le recommande.

Ma note : 14/20.

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