Avis

1984 de George Orwell

Couverture de l’édition en ma possession : 

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Editeur : Folio
Sortie : 27/08/2015
Poche : 9€
Pages : 480

Ayant été publié pour la première fois en 1950 en France, il existe de très nombreuses éditions de ce titre de George Orwell.

Voici une présentation :

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

 

Mon avis :

Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas la vocation de me transformer en critique littéraire. Je donne un avis que j’espère le plus objectif possible mais aussi très bref. Mes connaissances ne me permettent qu’une ridicule incursion dans les grands esprits. Disons cela. Avons-nous encore besoin aujourd’hui de présenter Orwell et ses œuvres, 1984 en particulier ?

En réalité, je crains qu’il soit nécessaire de continuer la mise en avant de certains classiques.

Pourquoi lire 1984 ?

Si vous vous basez sur le simple fait de la date d’écriture de ce récit, c’est un premier argument. Comment, alors que les technologies n’étaient pas aussi implantées ni même existantes comme elles peuvent l’être aujourd’hui, cet homme a-t-il pu imaginer un tel contrôle sur l’Homme ? En feuilletant le dossier à la fin, on nous expose la vie de l’écrivain qui pourrait expliquer le phénomène. La société totalitaire proposée par Orwell n’est qu’une partie visible de l’immense iceberg qui nourrit le cœur de certains. On ne va pas se mentir, des faits historiques prouvent que plus d’un s’est essayé à la dominance, mais plus que cela encore, ils ont tenté de priver l’être humain de ses capacités de penser, déjà, et d’action, ensuite. et d’autres s’y essaient ou s’y essaieront parce que le pouvoir, c’est la vie. Comme si ce pouvoir allait leur permettre d’accéder à l’immortalité ou je ne sais quoi d’autre.

Tout ce qu’Orwell évoque dans ce texte est, en partie, une réalité que nous ne pouvons pas perdre de vue : ne l’oubliez pas. Je ne suis pas en train de vous parler des théories complotistes. Je ne me suis guère aventurée au milieu du phénomène pour vous en parler et, même si c’était le cas, je crois à la liberté de conscience. Je ne suis personne pour vous imposer ce que j’ai dans la tête, et même si j’étais quelqu’un, il ne m’appartient pas de vous soumettre.

Des théories fumeuses aux pratiques atroces, Orwell propose un vaste point de vue en mettant en scène son personnage de Winston Smith. Un personnage qui est contre le parti totalitaire qu’on lui impose tout en doutant de sa légitimité en tant qu’homme, qui de fait, se positionne petitement dans l’opposition. Dans la société d’Orwell, il est quasiment impossible d’agir sans que le parti ne soit informé de vos agissements. Il ne s’agit pas d’être prudent ou malin parce qu’il est probable que cela ne suffise pas face à Big Brother.

1984 est fascinant à découvrir même si je ne vous cache pas avoir lu certains passages en diagonale. C’est long ou disons plutôt que c’est lent. La mise en place de cette partie explicative sur le fonctionnement du monde tel que le vit Winston s’est révélée fastidieuse pour ma part. Par contre, je peux vous affirmer que je le relirai un jour, en ayant vraiment l’envie de le faire, et non pas suite à un défi qu’on m’aura lancé.

Tout se perdait dans le brouillard. Le passé était raturé, la rature oubliée et le mensonge devenait vérité.

Il y a de profondes pensées dans ce récit d’anticipation qui pousse le lecteur à s’interroger sur lui-même et sur la façon dont il vit dans la société dans laquelle il se trouve.

Tous les enfants devraient être procréés par insémination artificielle (artsem, en novlangue) et élevés dans des institutions publiques.

Enlever aux gens leur capacité de réflexions, de jugements, de penser, d’action passe par les générations futures  qui se montreront plus dociles et plus malléables dès lors qu’elles ne connaissent pas une autre façon de vivre.

C’est une belle chose, la destruction des mots. Naturellement, c’est dans les verbes et les adjectifs qu’il y a le plus de déchets, mais il y a des centaines de noms dont on peut aussi se débarrasser.

Moins de mots permet aussi de limiter la pensée, si la pensée ne se fait que par le biais des mots. Là, encore, 1984 m’a ramené en cours de philosophie et la nostalgie avait quelque chose d’agréable.

On pourrait écrire beaucoup plus sur ce livre de George Orwell, je fais le choix de m’arrêter ici. Mais si vous êtes fan des dystopies d’aujourd’hui et que vous n’avez pas lu 1984, c’est peut-être le moment de le faire.

 

 

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5 commentaires sur “1984 de George Orwell

      1. Les critiques du genre « experts » (c’est comme ça que je les appelle) je les lis soit quand je n’ai pas compris quelque chose, soit quand je suis complètement passée à côté de l’œuvre. Ta chronique me va, personnellement, très bien. 👌

        Aimé par 1 personne

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