Avis

L’Alizé de Michel Masméjean

Couverture et résumé :


Pour oublier un passé difficile, Mathias se réfugie dans le village du Prêcheur situé au nord de la Martinique. Pendant des années il vivote, accaparé par une passion picturale qu’il pratique sans génie.

Un jour, il se trouve impliqué dans une sordide affaire de drogue et rencontre Mado qui devient pour lui une égérie. Il est séduit par cette femme énigmatique. Toquade, idylle sérieuse ?

Dans le même temps, Bertrand, une canaille locale lui offre l’occasion de changer de vie. Mathias se lance alors dans une aventure qui le mènera dans la région du Chiapas au Mexique.

Revenu riche de ses pérégrinations il décide par défi de retourner en métropole en compagnie de Mado.

De retour dans son village natal il tentera de régler des comptes.
Y parviendra t-il ?

Mon avis :

Voilà longtemps que je ne m’étais pas aventurée hors de mes sentiers battus. J’avais même oublié à quel point l’écriture de Monsieur Masméjean pouvait être percutante.

Dans ce roman, nous suivons Mathias dont le passé n’est pas très clair, sauf qu’il nous apparaît nettement comme un homme peu fréquentable. Vivant en ermite ou presque, en Martinique (le décor de rêve, pour nous autres en métropole), il loge chez Gina, dont l’affaire ne fonctionne plus très bien depuis la mort de son mari. Nous pourrions considérer Mathias comme un doux rêveur, artiste dans l’âme mais qui a bien du mal à le faire transparaître dans ses œuvres. Cependant, c’est vite assombri par la réalité des faits : Mathias n’est pas parfait. Il a beaucoup de défauts. L’appât du gain le transforme rapidement en criminel.

Michel Masméjean nous propose de suivre ce parcours sur terre, en mer et dans les airs : une aventure qui ne manque pas d’exposer le quotidien des trafiquants, mêlant la facilité d’action aux risques non négligeables que de se retrouver du mauvais côté de la loi.

Et Mathias ressent aussi le besoin absolu de retourner en France, à Banyuls, où il a quelques comptes à régler, avec les autres mais surtout lui-même. Quelles leçons peut-il retirer de tout ça ? Peut-être une complètement inattendue…

Outre le fait que nous ayons affaire à un héros qu’on a du mal à voir comme tel, c’est une histoire qui ne s’embarrasse pas d’embellissements. Aucune description superflue, chaque élément laissé à la vue du lecteur est brut.

J’ai personnellement beaucoup aimé suivre Mathias. Si vous cherchez un moment d’évasion sympathique au cœur d’une histoire qui se moque de la morale, foncez !

Ma note : 4/5.

Vous pouvez visiter le site de Michel Masméjean ici et y trouver ses romans et ses peintures.

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