Avis

L’attrape-souci de Catherine Faye

Couverture et résumé :

Décembre 2001. Lucien, onze ans, vient d’arriver à Buenos Aires avec sa mère. Dans une librairie, il est captivé par de mystérieuses petites boîtes jaunes enfermant de minuscules poupées. Selon une légende, si on leur confie ses soucis avant de s’endormir, le lendemain, ils se sont envolés.
Le temps qu’il choisisse son attrape-souci, c’est sa mère qui s’est envolée. Disparue.
Lucien part à sa recherche et se perd dans la ville immense. Au fil de ses errances, il fait des rencontres singulières. Cartonniers, prostituées, gamins des rues grâce à qui, envers et contre tout, il se construit, apprend à grandir.
Rebaptisé Lucio par ses compagnons de route, cet enfant rêveur et déterminé incarne ce possible porte-bonheur que chacun a en soi.

Avec une voix convaincante, Catherine Faye mêle roman d’apprentissage et clin d’œil littéraire à Salinger. Raphaëlle Leyris, Le Monde des livres.

Un roman dépaysant traversé par un imaginaire audacieux. Voici une voix neuve en littérature. Pierre Vavasseur, Le Parisien.

Un premier roman superbe, qui aspire le lecteur de bout en bout. Valérie Marin La Meslée, Le Point.

Mon avis :

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs U, je remercie U Culture et Le Livre de poche pour cet envoi.

La présentation me paraissait intéressante mais j’ai vite déchanté face à la narration. En effet, elle est à la première personne, c’est Lucien qui raconte ce qui lui est arrivé. Jusque là, pas de problème. Mais c’est confus, indescriptible parfois. Je vous partage un petit extrait pour illustrer ce qui m’a gênée.

Seulement, ils n’en avaient rien à foutre d’un môme perdu, le nez sale et le pantalon plein de pisse, il y en avait plein la capitale et qu’on dégage, leur maté allait refroidir. Et puis, comme j’avais le teint plutôt foncé, on sentait que ça les énervait, el negrito, ils répétaient en faisant la grimace.

La journée tirait à sa fin. J’avais la tête pleine de tout ce qui s’était passé. Je revoyais les scènes comme dans un film. Oppressant. Une légère nappe de brouillard plombait les rues, les flaques obligeaient les gens à sauter ou à zigzaguer. J’avais le cafard. Je suis retourné chez les filles. La porte était ouverte. Comme toujours. Elles étaient sorties.

Ce ne sont pas des extraits choisis, plutôt une sélection au hasard. Je vous laisse vous faire votre propre appréciation.

Ceci dit, globalement, ce texte m’a paru confus, à l’image de Lucien, qui se retrouve sans mère. Parfois délirant aussi… Mais peut-on tout remettre sur ce héros perdu ? Je ne sais que penser.

Lucien est un jeune garçon de onze ans qui va traverser quelques épreuves : l’abandon, la rue, la faim, la souffrance, la peur, etc… Ce qui aurait dû être un prisme lumineux (on parle bien de porte-bonheur dans la présentation) était plutôt une suite d’événements sombres. J’ai eu du mal à percevoir le positif de tout cela. Bien sûr il va faire une rencontre décisive et apercevoir le bout du tunnel mais pas le franchir vraiment.

L’autrice met en avant le racisme subit par Lucien, qui en plus d’être français, est noir… et ce, tout au long du texte.

C’est un roman plutôt glauque, même si la fin est porteuse d’espoir.

Ma note : 3/5.

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2 commentaires sur “L’attrape-souci de Catherine Faye

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