Avis

Cœur de Cow-boy & Chagrin de Cow-boy de Z.A. Maxfield

Cœur de Cow-boy

Couverture et résumé :

Le cœur d’un cow-boy est aussi vaste que ses terres…

Contremaître du ranch J-Bar, Malloy passe le plus clair de son temps seul, rodant à la lisière de la vie des autres tel un vieux coyote, accomplissant son boulot et maintenant sa vie privée. Jusqu’à l’arrivée de Crispin Carrasco.

Mince, musclé, et doté d’une bouche qui refuse de la fermer, Crispin fait jaillir une étincelle en Malloy… embrasant un feu dont le contremaître ignorait l’existence. Mais comment un coyote esseulé peut-il approcher la chaleur d’un feu ? Et plus important encore, qu’arrivera-t-il si ces flammes le brûlent ?

Mon avis :

Je ne vous cache pas qu’au départ, je n’avais pas l’intention de vous parler de ce roman ni même de son tome compagnon… mais je pense qu’ils méritent quelques lignes et que peut-être vous y trouverez de l’intérêt jusqu’à vous le procurer.

Première chose importante : je m’attendais à lire une romance digne de la banale et parfaite histoire à l’eau de rose… et avec des cowboys, ce qui ne gâche rien puisqu’il fut un temps où j’étais accro à cette thématique. Si c’est clairement le cas du premier tome, ça l’est moins pour le deuxième. Alors, restez jusqu’au bout.

Dans ce premier volume, nous faisons la connaissance de Malloy (qui est le narrateur) et d’un nouveau venu au ranch, Crispin. Et Crispin fait tourner bien des têtes… Ce gay qui s’assume pleinement dans un milieu réputé homophobe va attiser la convoitise de certains et provoquer la jalousie d’autres. Tout cela se révèle assez prometteur pour nous livrer un récit avec quelques accrochages pour une romance savoureuse.

En étant très honnête, j’ai globalement eu du mal à me faire à la narration. Je ne sais pas vous dire d’où ça vient mais j’ai quand même eu envie de m’accrocher. Si notre cher héros hétéro se pose de multiples questions sur son attirance soudaine pour un homme, il me paraît tout de même assez crédible quant à la manière dont il réagit face à cette situation. Mais alors… pourquoi je n’ai pas vraiment aimé ce que j’ai lu…

Crispin est un personnage qui m’a plu tout autant que je l’ai détesté. J’aurai bien apprécié qu’on en sache plus sur lui. Quant à Malloy, c’est un héros qui n’a pas su éveiller mon intérêt. Je pense que Z.A. Maxfield a sous-exploité la psychologie de ses héros au profit d’une histoire d’amour commune avec une explosion de sentimentalisme sur le dernier quart.

Je suis allée au bout, poussée par la curiosité, à chacune des apparitions des personnages de Jim et Ed. Ce sont eux qui ont maintenu le navire.

Ceci dit, Cœur de Cow-boy est une romance qui se laisse lire, avec quelques passages trop longs, qui ne sort pas des codes que l’on trouve dans ce genre.

Ma note : 3,5/5

Chagrin de Cow-boy

Couverture et résumé :

Jimmy Rafferty et Eddie Molina vivent depuis bien longtemps au ranch J-Bar. Ensemble, ils y ont travaillé, dormi, fait du camping, et bu à foison. Alors comment Jimmy a-t-il pu ne pas voir qu’Eddie est gay ? Ce dernier n’a quant à lui pas manqué de remarquer le problème d’alcool de son ami, et il est bien décidé à l’aider à se sevrer.

Alors qu’il l’emmène dans une cabane enneigée en guise de cure de désintoxe, Eddie se voit confronté au déni sauvage de Jimmy. Mais les maux causés par la privation ne sont rien comparés à ceux que son cœur subit à cause de ses véritables sentiments… pour l’homme qui tient à lui plus qu’à qui que ce soit sur terre.

Mon avis :

Jimmy s’est montré particulièrement désagréable envers Crispin précédemment et semble se montrer moins efficace dans son job. Eddie décide alors de tenter le tout pour le tout, pour sauver son ami et le sortir de cet alcoolisme dont il n’a pas conscience surtout qu’ils sont tous les deux professionnellement sur un siège éjectable.

Un point qui me paraît notable : ne vous fiez pas à la couverture… ou alors dites moi que j’ai tort et que l’homme qui y figure a la quarantaine. Parce que nos héros ont 38 et 42 ans et là, on dirait un gamin. (NON ?) 😳

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est le soin apporté par Z.A. Maxfield concernant ce qui se rapporte à l’alcoolisme de Jimmy, qui est le narrateur de ce second tome. Alors, oui, je pense que certains pourraient penser que ça tourne un peu en rond, que le héros remue toujours la même boue, qu’il n’avance pas assez vite ou que sais-je… mais je crois aussi que cela accentue la crédibilité du personnage de Jimmy, rendant son alcoolisme concret et n’en faisant pas un problème facile à régler.

Ce que je n’ai pas aimé : la surenchère des scènes de sexe. Vous le savez, ce n’est pas quelque chose que j’adore rencontrer dans mes lectures… Si la toute première incluant Jimmy me paraît justifiée comme un symbole de « lâcher prise », pour les autres… c’est juste un bonus pour les adeptes.

Toutefois, même si l’érotisme a une part privilégiée ici, il reste quand même de beaux moments intéressants en dehors de cela. Et évidemment, vous trouverez encore ce côté mielleux, qui est beaucoup mieux passé entre Jim et Ed qu’entre Crispin et Malloy.

Malgré tout, je pense que certains éléments auraient mérité d’être abordés plus en détails, me laissant un peu sur ma faim.

Si l’alcoolisme et le sevrage sont des sujets qui vous intéressent, cette romance est faite pour vous.

Ma note : 4/5.

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