Avis

Le chat du jeu de quilles (L’intégrale) de Florence Clerfeuille

Couverture et résumé :


La cinquantaine passée, Marc vient de quitter son job de journaliste. Il est un peu désœuvré dans son appartement parisien quand son ancienne collègue, la jeune Manon, vient le solliciter pour tenter d’élucider un meurtre vieux de dix ans qui s’est produit dans un petit village de l’Aveyron.
Marc quitte alors Paris sans regret pour découvrir un autre univers qui tourne essentiellement autour d’un sport inconnu pour lui : les quilles de huit. Il apprend à connaître les figures locales : Gaston le cafetier bavard, Célestin le gentil benêt, Monsieur Thomas le vieil homme silencieux, Attila le coiffeur originaire de Hongrie…
Mais qui a tué, il y a dix ans, le père Pommier ? Sa femme, la jeune et belle Clotilde, s’est-elle vraiment suicidée ? Et pourquoi son chat réapparaît-il tout à coup ?
Entre chronique villageoise, polar et cold case, l’enquête de Marc et Manon va bousculer bien des certitudes !

Mon avis :

Marc, cinquante-trois ans, ancien journaliste, ne sait pas trop quoi faire de sa nouvelle vie de retraité. Un beau jour, sa jeune collègue Manon lui propose d’enquêter sur une vieille affaire. Marc n’est pas convaincu mais se laisse rapidement entraîner par Manon sur la route le menant en Aveyron. Si ses premiers pas de Parisien dans le village manquent d’abord de confiance, il s’intègre facilement aux lieux pour mieux enquêter sur le drame qui a secoué les habitants dix ans auparavant. Marc, comme Manon, vont vite comprendre qu’il n’est pas très bon de vouloir tout connaître. Cependant, curieux, rien ne pourra les arrêter pour dénicher celui qui a tué M. Pommier.

L’édition intégrale regroupe les trois tomes du Chat du jeu de quilles :

  • Qui a tué le père Pommier ?
  • Qu’est-il arrivé à Manon ?
  • Qui est le cerveau ?

Au départ, je pensais vous parler de chaque partie séparément sauf que j’imaginais que les trois tomes n’avaient rien en commun en dehors de Marc. C’est une trilogie que vous ne pouvez pas lire dans le désordre, c’est une histoire entière.

Concrètement, je ne lis que peu ce type de récit. J’ai souvent peur de m’ennuyer surtout quand ma plateforme d’achat m’annonce que le roman fait plus de quatre cents pages. La bonne nouvelle ici, c’est que ces romans se lisent très bien laissant pas ou peu de place au désintérêt.

Marc est un personnage intéressant, plutôt bien représenté, avec quelques qualités, quelques défauts. Il a bien conscience de ses limites et de son potentiel. C’est le seul narrateur de l’histoire, adoptant la première personne du singulier.

Concernant Manon, elle n’a pas sa langue dans sa poche. Présente uniquement le week-end aux côtés de Marc, elle n’apparaît pas régulièrement.

Mais c’est à deux qu’ils mènent l’enquête, Manon donnant fréquemment des infos ou des pistes à Marc. Ce dernier se charge de recueillir des éléments sur le terrain.

Le terrain en question étant un village, il est difficile de passer inaperçu. De fait, Marc se présente tel qu’il est : journaliste à la retraite voulant s’éloigner de la vie parisienne. Quant à Manon, elle est la compagne de Marc (pour la galerie), qui passe la semaine à la capitale pour y travailler et qui vient retrouver son homme le week-end.

À propos de l’enquête, j’ai trouvé agréable le fait d’avancer pas à pas dans le recueil des informations. Le fameux Père Pommier a bien des choses à cacher mais ce n’est pas le seul ! Même la défunte Madame Pommier n’est pas en reste question secrets. Manon et Marc ne sont pas au bout de leur peine. Même en ayant déniché le coupable idéal, des choses se trament et viennent remettre tout en question.

La diversité des personnages. Cités dans le résumé, qu’il s’agisse de Gaston dont les oreilles traînent partout en tant que barman ou de Célestin, le simplet, celui qui voit des choses sans jamais rien dire parce que personne ne veut l’écouter ou encore de Monsieur Thomas, vieille âme discrète, semblant aider son entourage sans jamais s’en vanter, ces personnages ont tous un rôle à jouer dans leurs recherches. Je ne vais pas tous vous les présenter mais il est plaisant de les découvrir dans les yeux de Marc.

Je ne peux pas ne pas vous parler du Chat : celui qu’on peut voir sur la couverture. J’ai adoré ce que l’auteure en a fait. Il est mystérieux à souhaits. Une créature sympathique sans qui l’histoire n’aurait pas le même goût.

Je termine avec mes deux plus grosses découvertes :

  • La beedie : cigarette indienne. Plus d’informations ici (Wikipedia).
  • Le jeu de quilles de huit : un sport très répandu en Aveyron. Il s’agit de lancer une quille avec une boule et de faire chuter le maximum des huit quilles. Puis de lancer la boule. Plus de clarté ici (Wikipedia).

Globalement, cette trilogie est plutôt bien menée (même si j’avoue que j’ai trouvé le temps un peu long sur le troisième tome). L’enquête ne prend pas un chemin direct, on va de mauvaises en bonnes pistes et vice versa tout au long de ce texte. Manon et Marc sont des personnages attachants. La plume de l’auteure est fluide, dynamique. Le décor est correctement planté ainsi que tout ce qui vient l’animer.

À lire si l’on aime les histoires tranquilles (vous n’aurez pas de grands moments de suspense tendu), avec des petits et gros mystères à éclaircir, au cœur de la campagne aveyronnaise.

Ma note : 4/5

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