Avis

Nos chemins de traverse de Lorys V.

Couverture et résumé :

A 35 ans, Nicolas passe par un moment délicat de sa vie. Ancien sportif de haut niveau, son projet de reconversion professionnelle l’intéresse peu, sa relation avec sa petite amie est de plus en plus froide et distante, et il se trouve étriqué dans son appartement en ville alors qu’il rêve d’une vie en contact avec la nature, à la montagne.
L’arrivée d’un jeune voisin étudiant, Théo, se transforme en une bouffée d’oxygène. Le garçon a un franc parler et une personnalité qui plaisent à Nicolas, et surtout ils partagent tous deux une même vision du monde. Chacun avec ses propres rêves, ils souhaitent échapper à une vie trop normée et tracer leur propre chemin.
Tandis qu’ils apprennent à se connaître, le plaisir qu’ils prennent à se sentir enfin compris par quelqu’un se mêle à l’éveil des sens. Mais plus ils se rapprochent, plus l’entourage de Nicolas le rejette. Unis dans l’adversité, Théo et Nicolas tentent de tracer seuls contre tous leurs chemins de traverse…

Mon avis :

J’ai mûrement réfléchi avant de mentionner le gros point négatif de ce roman selon moi, puis j’ai décidé de le faire. J’ai trouvé des expressions assez répétitives. Si c’était le cas dans les précédents romans, cela ne m’a pas frappé mais dans celui-ci, c’est un petit problème. Ensuite, j’ai aussi eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire pourtant loin d’être inintéressante.

Pour le topo, Nicolas est en couple depuis quatre ans avec Anne. Ils vivent ensemble depuis trois ans et depuis qu’il a arrêté le foot, leur relation n’est plus au beau fixe. Anne n’est pas très réceptive au dialogue. Nico a une amie qui vit dans le même immeuble, Lyse, qui adore raconter des potins. Un beau jour, un nouveau voisin débarque, Théo, et c’est la fin de la vie ennuyeuse de Nico.

Si j’ai apprécié Lyse au départ, elle a vite perdu son intérêt. Je me suis même demandée si c’était ça l’amitié. Il faut le lire pour bien comprendre le problème dans cette relation.

Concernant Nicolas et Anne, cela m’a semblé irréel, au point de grimacer face à ce couple très étrange. Est-ce possible d’être à ce stade et le tolérer dans les deux sens alors que c’est un jeune couple ? Quatre ans, c’est à la fois long mais plutôt court sur toute une vie.

À propos de Théo : clairement, Lyse n’a pas tort sur toute la ligne. C’est un môme (Je me le permets ! ) qui est perdu du haut de ses vingt-trois ans. Son côté « Je-m’en-foutiste » aura eu raison de moi quasiment tout le roman. Bien qu’il remonte dans mon estime sur la fin, j’ai encore des doutes persistants.

Quant à Nicolas, pour l’hétéro qui se découvre homo, il vit ça très bien. Tant mieux pour lui, cependant, il ne doit pas y en avoir beaucoup qui passent cette étape sereinement dans ce contexte. Je ne suis pas convaincue mais je passe vraiment au-dessus parce qu’après tout, pourquoi pas ?!

Nicolas est un pensif. C’est d’ailleurs assez surprenant de le voir cogiter avec autant d’entrain quand on voit Anne qui ne l’ouvre pas, ne semble affectée de rien, alors que son homme est en proie à des tourments de dingue. C’est la partie intéressante. Les raisonnements de Nicolas sont intenses même si je n’en validerai pas la totalité.

Pour l’histoire dans sa globalité, c’était sympathique, quelques touches d’humour, un brin d’érotisme mais je pense que le maximum est atteint si l’on considère le fait d’être heureux comme un point de réussite absolue. C’est un chemin sinueux dans lequel Nicolas s’engage, talonné par Théo et je suis ravie par le choix de l’auteur concernant le bout du sentier !

Ma note : 3,5/5.

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