Avis

Boulevard Sutphin de Santino Hassell

Couverture et résumé :


Les quartiers de New York, numéro hors série
Michael Rodriguez et Nunzio Medici sont amis depuis vingt ans. Pour échapper à leurs familles désunies et au sinistre quartier de leur enfance, South Jamaica, dans le Queens, ils deviennent tous deux enseignants à Brooklyn, dans une école, où les gays sont bien accueillis, aussi bien parmi les élèves que dans le corps professoral.
Ils croyaient avoir tout partagé jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue, suivie d’une nuit torride à trois, change la nature de leur amitié. Depuis lors, l’atmosphère entre eux est alourdie de tension sexuelle.
Michael ne peut oublier la sensation des mains de son meilleur ami sur lui. Malheureusement, les problèmes s’accumulent dans sa vie, aussi bien à l’école que chez lui, aussi cherche-t-il de plus en plus une échappatoire dans le sexe explosif qu’il a découvert avec Nunzio. Mais la situation ne tarde pas à dérailler.
Lorsque Michael voit le monde se désagréger autour de lui, il sombre dans la tragédie et les complications diverses jusqu’au jour où il réalise avoir un choix à faire : se laisser aspirer par cette spirale d’autodestruction ou accepter ses véritables sentiments envers celui qui le soutient depuis deux décennies

Mon avis :

Michael est prof. Il sort d’une rupture. Son ami, Nunzio, prof aussi, l’oblige à se bouger un peu. Les deux amis finissent par sortir et partager un homme : David. Lors de cette folle nuit, Nunzio change d’attitude poussant le jeu et injectant des doutes dans l’esprit de Michael. Depuis, Michael tente de se convaincre que ce n’était que du sexe, rien d’autre et qu’il n’est absolument pas troublé par Nunzio.

Contraint d’annuler un voyage prévu avec Nunzio depuis des mois, Michael entre dans une phase qui n’aura pas que des effets bénéfiques sur lui.

Boulevard Sutphin, c’est l’histoire de la lente et longue descente aux enfers de Michael.

Le premier constat, post lecture, c’est l’impuissance qu’on peut ressentir, en tant que lectrice, à regarder sombrer le héros sans pouvoir rien faire. Je garde encore une grosse boule amère dans la gorge.

J’ai trouvé ce roman bouleversant, au moins concernant cette déchéance. J’ai eu tellement envie de botter le train à Michael pour qu’il ouvre les yeux tout en sachant pertinemment combien l’auteur a su parfaitement illustrer le déni dont font preuve les addicts.

J’ai aussi eu beaucoup de mal avec ce héros, l’appréciant et le détestant en même temps.

Mais son entourage (qu’il s’agisse de son frère Raymond, un personnage flou pour lequel l’auteur ne nous donne, en premier lieu, que des éléments le rendant détestable, de David ou de Nunzio) est vraiment très intéressant à observer. J’aurai beaucoup aimé avoir accès à leurs points de vue.

Les émotions et les sentiments sont timides. Il m’a manqué un petit quelque chose de ce côté mais nos protagonistes sont des hommes. ( Cliché ?! ) Est-ce que cela peut suffire à l’expliquer ?

Pour conclure, c’est une histoire intéressante, réaliste avec des personnages brillamment travaillés qui m’a collé quelques frissons et une bonne dose d’angoisse quant à l’avenir de Michael.

Ma note : 4,5/5.

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