Avis

Après la pluie de Rohan Lockhart

Couverture et résumé :

81c-zrZCv+L._SL1500_.jpg

« On dit que la floraison des cerisiers ne dure pas, car l’essentiel se cueille en une seule seconde. »

Un soir, Ame et Tora se rencontrent sur le quai d’une gare de Tokyo. L’un travaille pour payer ses études. L’autre est cuisinier, batteur dans un groupe à ses heures. Ils auraient pu se croiser et, très vite, s’oublier. Ils auraient pu rester des étrangers si Tora n’avait pas remarqué le regard étrangement triste posé sur lui ; ces yeux si particuliers. Tora y voit comme les reflets d’un passé douloureux et, aussi, les ombres d’un présent qui s’assombrit. Il y voit la mélancolie d’Ame et toutes ses complexités.
Poussé par cette joie de vivre qui le porte chaque jour, au fil des rencontres et des liens qui se créaient, Tora va peu à peu, briser les chaînes qui emprisonnent Ame et, peut-être, réussir à lui rendre sa liberté. Il se pourrait même, que sur le chemin de l’amitié, ils trouvent la force de s’aimer.

On dit que la vie est comme la floraison d’un cerisier ; il suffit de quelques jours pour que tout change.

Mon avis :

Petite précision : j’avais eu beaucoup de mal à lire GMO Project, une série du même auteur mais j’avais tenu bon, sans regret d’ailleurs. Si le début m’avait paru compliqué, j’avais réussi à m’adapter pour apprécier l’histoire dans sa globalité. Ici, c’est un peu la même chose. J’étais perdue durant les deux ou trois premiers chapitres pour finalement me laisser emporter par ce récit fort sympathique.

Le roman débute dans une gare alors que Ame attend son train. Il est alors dans un état psychologique déplorable. Un autre jeune homme arrive, légèrement survolté, espérant ne pas avoir raté le dernier train. Il s’agit de Tora. Ce dernier tente d’engager la conversation avec Ame qui n’est pas très sociable. Il semblerait qu’ils habitent le même quartier. Lorsqu’ils parviennent à destination, une carte du lieu de travail de Ame se retrouve au sol. C’est si inattendu que Tora la ramasse et la garde précieusement. Dans ces premiers chapitres, nous apprenons que Tora a du mal à garder une petite amie. De son côté, Ame se prostitue afin de payer ses études et son appartement. Je sais que le résumé n’évoque pas cette particularité qu’est le travail de Ame mais c’est dévoilé très tôt dans le récit.

J’ai été amplement surprise par l’honnêteté de Ame sur ce travail dont il n’est pas fier mais qui paie les factures. Les sentiments fleurissent rapidement. Cependant, il faut attendre un long moment avant que cela se concrétise. Cela rend l’histoire très crédible. Tora ne parle que peu de lui alors que Ame se livre, pas toujours facilement mais beaucoup plus.

On a aussi quelques passages avec Hiroki. Je rêve d’ailleurs de lire son histoire. Fragments de rêve devrait sortir cette année, si je ne me trompe pas et si l’auteur parvient à tenir son planning.

Le gros bonus ici réside dans les Points Culture que l’auteur a mis ici et là dans le récit. J’ai pu apprendre plein de choses sur le Japon. C’était très intéressant.

Concernant les émotions, c’est un texte qui en est riche. La vie passée et présente de Ame contiennent des éléments vraiment difficiles en rendant le récit douloureux. On appréciera la touche colorée de Tora qui est là pour tirer Ame vers le haut, avec patience et douceur.

J’ai trouvé l’histoire très belle, assez dépaysante par sa situation géographique et les noms des protagonistes. Le Japon n’est pas un pays qui m’attire plus que cela mais je suis ravie de lire de temps en temps un roman qui s’y déroule.

Je crois que le personnage que j’ai le plus aimé est Oba, la grand-mère de Tora. On aimerait tous en avoir des comme elle !

À lire si l’on aime un héros avec un passé délicat et une vie peu enviable.

Ma note : 4,5/5

Publicités

4 commentaires sur “Après la pluie de Rohan Lockhart

      1. Y’a pas de quoi avoir honte, je t’ai demandé ça juste pour savoir si tu avais vu que Ame : pluie. Et que c’est son titre. Bref ça m’a amusé, et en lisant ta chronique avec les prénoms, leur traduction se faisait automatiquement dans ma tête, tant je baigne dans l’univers nippon (sans parler japonais, malheureusement)

        Aimé par 1 personne

      2. Je pense sincèrement que Rohan a fait ce qu’il fallait pour les non-initiés. Il a pris le temps de donner des infos et tout. Je ne me souviens pas mais il est possible que ce soit précisé.
        Par contre, en relisant mon avis, j’ai pensé à Seule la fleur sait pour le métro 😅
        En même temps, je ne pense pas que ce soit la langue la plus facile à apprendre… c’est déjà bien d’avoir des notions.

        Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s